Un conseil municipal composé de 17 délibérations, pour la plupart techniques. Mais derrière la technicité, plusieurs décisions révèlent une ligne politique brouillée, des contradictions assumées, et une méthode de travail qui manque de cohérence d’ensemble.

Par ailleurs, le maire est désormais face à ses contradictions. Par exemple mettre la gratuité à la médiathèque pour favoriser l’accès à la culture pour les jeunes, selon ses mots, et dans le même temps, supprimer les interventions des auteurs dans le cadre du salon du livre.

Et lorsqu’il se trouve en difficulté, le maire devient méprisant voire agressif dans ses propos. A cours d’arguments il est allé jusqu’à rappeler le pourcentage de l’équipe Saint-Lys Ensemble aux dernières élections : remarque qui n’a rien à faire dans un conseil municipal et qui traduit un total manque de respect des institutions et de la vie démocratique.

Quant aux Conseils municipaux « apaisés », on se demande ce que le maire entend par là car la virulence, la volonté de faire peser un lourd climat sur les débats mais également les attaques gratuites sont toujours là. Elles se sont juste déplacées d’un bout à l’autre de la table pour passer de l’opposition passée à la majorité actuelle.

Vous trouverez dans notre actualité, notre droit de réponse transmis à la Dépêche du Midi.

 

Retour sur les délibérations

  • Décision modificative du budget

Vote : Abstention.

C’est une délibération technique mais les modifications portent, entre autres, sur la suppression des études Bourg-Centre, projet structurant majeur pour la commune.

Cela traduit pour nous un manque total de vision à long terme. (Le plus important 🙂 Cette décision a été prise sans aucune concertation ou débat politique. Pourtant, les commissions devraient servir à alimenter ce débat politique. On entend partout l’ouverture proclamée de cette nouvelle équipe. Dans les faits, nous sommes face à des décisions unilatérales.

  • Don à la Protection Civile : solidarité… mais palliatif permanent

Vote : Pour

Par solidarité avec les populations sinistrées, nous avons voté cette délibération. Mais il faut le dire : les communes se substituent une nouvelle fois aux défaillances de l’État. Ce n’est pas la première fois, et ce n’est probablement pas la dernière. La solidarité locale ne devrait pas être un correctif systématique aux manques nationaux.

  • Dénomination du stade de rugby.

Vote : Pour

Nous avions rencontré les dirigeants du club durant la campagne. En période de réserve électorale, nous ne pouvions pas accéder à leur demande, mais nous nous étions engagés à la traiter après les élections.

C’est désormais chose faite. Nous soutenons cette démarche et avons voté pour.

 

  • Convention médiathèque départementale : une avancée… et une contradiction flagrante

Vote : Pour

Cette convention, finalisée en fin de mandat, permet :

  • la gratuité pour tous les Saint-Lysiens,
  • la continuité des subventions départementales,
  • un renforcement de l’offre culturelle.

Nous avons naturellement voté « Pour ».

Mais dans le même temps, le maire supprime les interventions des auteurs dans les écoles dans le cadre du salon du livre, au motif de contraintes budgétaires.

  • Ouvrir la culture d’une main, la refermer de l’autre : voilà une contradiction difficile à justifier.

 

  • Théâtre de verdure : un projet solide, une procédure fragile, une méthode à clarifier

La procédure de délégation de service public est abandonnée pour des raisons juridiques. C’est un dossier que nous avions travaillé avec la MJC-CS, et dont nous connaissons la valeur culturelle et sociale.

Le maire a indiqué vouloir trouver une voie pour le réaliser. Nous nous en félicitons.

Mais nous resterons vigilants :

  • sur la méthode,
  • sur la concertation,
  • sur la cohérence des décisions.

Un projet de cette ampleur ne peut avancer par à-coups.

  • Modification n°4 du PLU : un projet poursuivi… mais une vision réduite

Vote : Abstention

 

Cette modification permet notamment la réalisation du projet de béguinage, un projet que nous avions initié sur le site des anciens services techniques.

Nous sommes évidemment favorables au projet.

Mais la révision globale du PLU que nous avions engagée permettait :

  • d’avancer sur ce béguinage,
  • d’anticiper un bon nombre d’autres projets structurants,
  • une vision d’ensemble cohérente.
  • Le maire choisit une approche fragmentée, dossier par dossier, sans perspective globale. Et ceci en engageant des coûts supplémentaires.

Nous nous sommes abstenus sur cette délibération. Non pas contre le projet, mais contre la méthode, qui manque de cohérence et de vision.

  • Rénovation de l’éclairage public : un dossier enfin débloqué

Vote : Pour

Le maire a annoncé en conseil municipal que nous avions enterré ce dossier. C’est une affirmation totalement fausse qui a été affirmée sans aucune preuve ni aucun écrit à l’appui.

En vérité, à ce dossier, finalisé en fin de mandat, ne manquait que la signature d’un riverain. C’est désormais chose faite.

La rénovation va pouvoir se réaliser.

  • Un dossier prêt depuis longtemps, qui peut être finalisé aujourd’hui.

 

 

Conclusion : une posture constructive, mais une vigilance renforcée

Nous soutenons ce qui est bon pour la commune. Nous votons pour les projets utiles, cohérents, structurants. Nous soulignons d’ailleurs que le maire, pour le moment, valide les projets que nous avions initiés et nous nous en félicitons.

Mais nous ne pouvons ignorer :

  • les contradictions entre les discours et les actes,
  • les incohérences dans les choix culturels,
  • les méthodes fragmentées qui affaiblissent la vision d’ensemble,
  • les dossiers repris sans être assumés,
  • le climat délétère entretenu par le maire lors des débats
  • et les projets poursuivis sans concertation.

 

Nous resterons vigilants, exigeants, et constructifs. Parce que Saint-Lys mérite mieux qu’une gestion au coup par coup.