En tant qu’anciens élus en responsabilité, nous connaissons les dossiers, les procédures, les obligations légales, et les exigences qui pèsent sur une commune comme la nôtre. Ce dernier conseil municipal confirme une chose : la nouvelle équipe avance sans méthode, sans vision, et parfois sans même respecter les règles élémentaires de gestion publique.

Les délibérations : 

1️. SIECT : une délibération irrégulière, le contrôle de légalité a demandé de la retirer

Nous avions signalé l’irrégularité de la délibération. Le contrôle de légalité a demandé au maire de la retirer. Ce n’est pas un détail : c’est le signe d’une municipalité qui présente des actes non sécurisés, sans anticipation, sans vérification. Gouverner, ce n’est pas improviser. Et certainement pas minimiser un sujet soumis au vote en le qualifiant « d’inintéressant ». Les Saint-Lysiens méritent mieux que des approximations.

2️. Poste de DGS : une décision prise sans base légale solide

Là encore, nous avons alerté : les chiffres de recensement utilisés ne correspondent pas au cadre réglementaire. La délibération a été maintenue malgré tout. C’est une prise de risque inutile, qui pourrait être retoquée. Une commune ne peut pas avancer sur des fondations administratives fragiles. Refuser d’écouter les alertes, ce n’est pas de la détermination : c’est de l’entêtement.

  1. Tarification des salles : un choix qui restreint le débat démocratique

La majorité a décidé de limiter l’accès gratuit des salles municipales aux groupes d’opposition. Le local mis à disposition ne permet pas de rencontrer les habitants et n’est pas équipé en tant que salle de travail. C’est un recul clair pour le pluralisme et la transparence. Quand on promet « respect et ouverture » en campagne, on ne commence pas par verrouiller l’accès aux espaces de dialogue.

  1. Subventions aux associations : des règles modifiées sans concertation

Certaines associations ont découvert les nouvelles règles… en séance. Aucune anticipation, aucune discussion, aucune préparation. Nous avons voté POUR, en soutien au monde associatif, mais la méthode interroge. Changer les règles sans prévenir ceux qui font vivre la commune n’est pas une gouvernance : c’est une décision unilatérale.

Les Questions orales : 

  1. PLU : une concertation annoncée, mais une réalité administrative ignorée

Le maire promet une concertation « très large ». Le PLU est un dossier lourd, technique, encadré par des obligations strictes dont le délai de traitement a duré plusieurs années. Les slogans ne remplaceront jamais la rigueur. Tout arrêter pour tout refaire n’est pas une stratégie : c’est une fuite en avant.

  1. Arrêt des projets structurants : un choix qui coûtera cher à la commune

Les projets engagés durant notre mandat ont été stoppés tels que les travaux Rt de St Clar , le ramassage des déchets, la localisation de l’ agrandissement du cimetière, quid des études de sol et hydrauliques  déjà menées et engagées ). Des mois, voire des années de travail, de montage administratif, de planification… mis de côté. Arrêter un projet, c’est perdre du temps, des financements potentiels, et abandonner des solutions attendues par les habitants. La critique systématique ne fait pas une politique.

7️. Groupe scolaire : abandon d’un projet ambitieux au profit de mesures improvisées

Le projet de rénovation globale du groupe scolaire tel que nous l’avions préparé, concerté avec les personnels concernés, est abandonné. 

À la place : des dispositifs temporaires, installés dans l’urgence, dont l’efficacité est nulle,voire contre-productive. Ces dispositifs sont, selon le maire, « des refroidisseurs extérieurs qui ne fonctionnent pas bien parce qu’il y a trop d’enfants… » C’est sûr, chacun, pour lutter contre le chaud, installe des climatiseurs dans son jardin ! 

L’école mérite une vision durable, pas des solutions de court terme. Les enjeux climatiques, éducatifs et de sécurité ne peuvent pas être traités par des mesurettes.

De plus, le maire a tenu des propos inacceptables et mérpisants envers les enseignants et le personnel scolaire  en rétorquant, je cite : « Même le personnel adulte a des comportements parfois comme les enfants… » 

Ces propos tenus en conseil municipal marquent un profond irrespect envers des professionnels qui œuvrent toute l’année dans des conditions parfois difficiles pour garantir la sécurité et assurer l’éducation de nos enfants.

8️. Une gouvernance sans cap, sans cohérence, sans anticipation

Au final, ce conseil municipal révèle une majorité qui avance, sans vision d’ensemble. Le jumelage avec la ville de Maceira, autre exemple, montre une confusion institutionnelle : le maire renvoie à une association la décision de poursuivre ou non le jumelage. Or, il s’agit d’un engagement entre communes. 

Nous constatons que les réponses apportées, les décisions prises, semblent guidées par la réaction plutôt que par la stratégie. Une commune ne peut pas être gérée au fil de l’eau. Saint-Lys a besoin d’une ligne directrice claire, d’une planification, et d’une ambition pour l’avenir.

Notre rôle

En tant qu’élus d’opposition nous continuerons à :

  • défendre la légalité des actes,
  • dénoncer les incohérences,
  • protéger les projets utiles à la commune,
  • et informer les Saint-Lysiens chaque fois que nécessaire.

La démocratie locale exige de la vigilance. Nous l’assumerons pleinement.

Vous pouvez écouter l’intégralité des débats grâce à l’enregistrement audio du conseil municipal :
 https://www.youtube.com/watch?v=GzB6rZoxQeI